Les ruines du Chateau d'Aurouze

29/08/2017
Les ruines du Chateau d'Aurouze

Inscrites à l'inventaire supplémentaire  des Monuments Historiques le 19 décembre 1972

Les propriétaires :
Le site d’un castrum Aurosa est mentionné dès le début du XI siècle (livre des miracles de Ste Foy). Il fut construit par un certain Itier.
Les premiers possesseurs du château d’Aurouze sont, au début du XIe siècle, les Rochefort d’Aurouze dont plusieurs prirent part aux croisades ; un membre de cette famille : Pons de Rochefort fut le septième évêque de Saint-Flour, de 1374 à 1383.
Son neveu Béraud, mort en 1382 ne laissa qu’une fille qui apporta la seigneurie d’Aurouze à la maison de Courcelles par son mariage avec Henri-Robert de Courcelles.
Louis de Courcelles époux d’Alix d’Aurillac dame de Conros fut bailli des montagnes d’Auvergne et chambellan de Charles VII et grand officier de la couronne.
Il perd ce titre en 1433 pour indignité ; condamné à mort par contumace sa peine est commuée en confiscation de biens et bannissement perpétuel.
Aurouze fit aussi les frais de la querelle des Armagnacs contre Bourguignons et passa ainsi aux familles D’Urfé puis plus tard, successivement, aux familles de Bouillé, de la Vernède et aux Gillet d’Auriac qui le possédaient à la révolution et le laissèrent tomber en ruines.

Le château :
Le château fut rasé en 1306, son possesseur étant alors Bertrand II de Rochefort d’Aurouze. En 1309, le roi Philippe-le-Bel l’autorisait à le reconstruire. De cette reconstruction datent le cœur de logis et sa tourelle d’escalier qui nous sont parvenus.
Vers 1430 les défenses du Château furent considérablement augmentées par la construction de la grosse tour du Sud qui est l’œuvre de Louis 1er de Courcelles comme le montre le blason de la clef de voûte de la salle du rez-de-chaussée.
Enfin le château fut durant le XVe siècle, adapté à l’usage de l’artillerie à feu par l’ouverture de canonnières dont il reste deux témoins près de la grosse tour.
La forteresse d’Aurouze tirait sa force défensive du fait de sa situation, entourée qu’elle était, par de profonds escarpements. Elle appartenait à la ligne des châteaux forts qui gardaient la vallée de l’Alagnon avec ceux de Chalès, Merdogne, Cheylat, Bonnevie.
Une première campagne de blocage des ruines et de restauration a eu lieu en 2004. Reconstitution de la façade Sud-Est et déblaiement partiel de la salle basse. Mise en place d’une protection pour le sommet du donjon.

Le Blason :
Six branches d’ogives, en basalte, au profil prismatique ce qui les datent avec certitude du XVe siècle, se réunissent au centre à une clef de voûte en forme de quadrilobe dans lequel est enchâssé un écusson bien conservé.
Cet écusson est mi-parti coupé à dextre en chef de Rochefort d’Aurouze (losanges) et en pointe de Courcelles (fusée en fasces) et à senestre d’Aurillac (coquilles Saint-Jacques) donc postérieur au mariage de Louis 1er de Courcelles et d’Alix d’Aurillac, dite Aurillaquette, dernière descendante de cette illustre maison.                                   (source P. Barbier)